Un habitant du hameau de Diespach, situé dans la commune de Plaine et
d'où est originaire la jeune Lina, a partagé son témoignage en déclarant
: "Je l'ai vue passer dans une voiture bleue. Elle était habillée en
clair, elle m'a fait coucou en passant. mais elle avait l'air normal.
Elle n'avait pas l'air d'être soucieuse ou quoi que ce soit. Elle n'a
pas fait d'appel ni quoi que ce soit.
Et il y avait un monsieur à
côté, qui roulait. Elle venait de là-bas, de la route de Saulxures vers
Plaine. Cette route mène à Strasbourg, dans le sens inverse de la
gare." Ce témoignage pourrait être un élément important dans l'enquête
sur la disparition de Lina. Le témoin a expliqué qu'il était sorti
samedi à la mi-journée, juste avant l'heure du déjeuner, pour fumer un
cigare.
C'est à ce moment-là qu'il a repéré une voiture de
couleur bleu sombre, avec, assise du côté passager, l'adolescente de 15
ans, Lina. Cette dernière lui aurait fait un geste de salut, et l'homme
l'aurait immédiatement reconnue comme étant la jeune fille disparue.
Cette identification était plausible car le témoin avait croisé Lina à
plusieurs reprises par le passé à la supérette du village, où elle
effectuait un stage.
Un témoignage que les enquêteurs abordent
avec prudence. Le général de gendarmerie Jacques Fombonne, ancien
commandant de la section de recherches d'Orléans, a été invité sur le
plateau de BFMTV ce mardi pour discuter de la situation. Ce type de
témoignage est très délicat, très éphémère. On peut se retrouver dans
une situation d'émotion qui perturbe la mémorisation," a-t-il averti.
"Il
existe un processus de réencodage de la mémoire. Des éléments, qui
peuvent être perturbateurs, peuvent amener la personne à enregistrer
autre chose que ce qu'elle a réellement vu." Par conséquent, la
fiabilité de ce témoignage est considérée comme relativement faible aux
yeux des enquêteurs.


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